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" La grande tromperie du GREENWASHING | Flow - La savonnerie"

La grande tromperie du GREENWASHING

greenwashingLe concept du greenwashing existe depuis la fin des années 90 mais la prise de conscience des consommateurs commence maintenant. Le greenwashing est un terme anglais que l’on traduit en français par « eco-blanchiment ».

Durant les années 80 les consommateurs étaient extrêmement friands de la chimie cosmétique, imaginant (poussés par la publicité) que de nouvelles molécules allaient révolutionner les soins cosmétiques. Force est de constater que les gens ont fini par réaliser l’exagération des promesses, voire pire, que la chimie n’était pas forcément un bénéfice pour leur peau.

Certaines marques conventionnelles ont alors “surfé” sur la vague du « green » et du « végétal » afin de donner une image plus écologique et responsable de leurs produits cosmétiques, et surtout se présenter comme produits naturels.

La situation s’accentue depuis le début des années 2000, suites aux différentes polémiques avec parabens, les sels d’aluminium, les allergènes dans les colorations capillaires etc… Beaucoup de marques essayent de redorer leur image parce que les consommateurs sont de plus en plus en recherche de produits plus naturels, plus sains.

Dans la pratique comment se passe le GREENWASHING ?

Tout est dans la communication et le marketing, l’idée générale est d’afficher des emballages (et les publicités) présentant des plantes, des fruits, des fleurs, de la verdure… associés avec un champ lexical tournant autour du végétal et de la nature. « à base de plantes », « la fraîcheur de l’aloe vera », «  la douceur du lait de coco », « le ginseng tonifiant » ou bien « issu de la nature »… Le consommateur se fait ainsi berner croyant utiliser un produit naturel.

L’illusion s’arrête dès que l’on tourne la boîte pour consulter l’INCI (la liste des ingrédients). Dans 99,9% des cas, le fabuleux ingrédient mis en avant peine à se retrouver dans la toute fin de la liste, souvent en plus petite quantité que les conservateurs ! L’ingrédient si noble est en fait noyé dans une formule issue de la chimie cosmétique traditionnelle.

Tout un chacun est bien entendu libre d’utiliser des produits issus le la chimie cosmétique traditionnelle, mais est-ce correct de faire passer un produit pour naturel alors qu’il ne l’est pas ? Où commence la publicité mensongère, la tromperie ?

Il est de plus en plus nécessaire pour le consommateur d’être averti de ces pratiques pour vraiment choisir en connaissance de cause.

A partir de quel moment considère-t-on un produit comme naturel ? Une loi doit bientôt sortir sur le sujet, ces nouvelles réglementations protègeront-elles les consommateurs ou bien permettront-elles aux industriels de continuer à surfer sur la vague du greenwashing ?

Affaire à suivre...

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